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La Colombie rouvre son ambassade à Alger

30 octobre 2013

Après l’avoir fermée en 2000, la Colombie décide de rouvrir son ambassade à Alger, en se contentant d’y installer un chargé d’affaires « pour commencer ».

C’est l’annonce faite hier par la ministre colombienne des Affaires étrangères en visite de deux jours à Alger. C’est au cours d’un point de presse qu’elle a animé hier, conjointement avec son homologue algérien, au siège du ministère qu’elle a précisé que la réouverture de l’ambassade aura lieu au début de l’année prochaine. La fermeture de la représentation diplomatique colombienne a été décidée, selon la MAE, en 2000 pour raison financière.

Ces dernières années, la Colombie a ouvert 6 ambassades « notamment en Asie », dit sa chef de la diplomatie. « L’année prochaine, la Colombie sera représentée par un chargé d’affaires en Algérie, au Maroc, à Singapour et au Vietnam  », a-t-elle indiqué. La Colombie veut redynamiser ses relations avec l’Algérie mais en les orientant en premier vers deux créneaux, la lutte contre la drogue et la réconciliation nationale. Ce sont deux apprentissages que les deux pays pensent dispenser mutuellement l’une à l’autre. La MAE a expliqué que « nous pouvons coopérer avec l’Algérie pour aider certains pays de l’Afrique à lutter contre le trafic de drogue, ceci en leur assurant des cours sur les capacités d’agir des narcotrafiquants  ». La Colombie possède aujourd’hui, selon elle, « des institutions bien fortes, capables de transmettre un savoirfaire dans ce domaine ». Elle précise que la drogue en Colombie parvient de l’Amérique du Sud et du cartel mexicain.

« On peut aider l’Algérie à comprendre comment ça marche, comment fonctionnent les réseaux, ça facilite la lutte », pense-t-elle. En contrepartie, elle a fait savoir qu’« en écoutant le Premier ministre qui nous a reçue dimanche, la Colombie a beaucoup à apprendre de l’expérience algérienne en matière de paix et de réconciliation nationale ». Elle note que Bogota est engagée dans un processus de paix avec les groupes FARC (forces armées d’opposition au régime ndlr). La ministre avait précisé, tout au début de son intervention, que l’Algérie et la Colombie sont « de très bons amis qui travaillent ensemble au sein des Nations unies et dans le cadre multilatéral ». Elle renchérit en lançant que « vous avez un très bon ambassadeur à Bogota en la personne de M. Hassini qui déploie beaucoup d’efforts pour rapprocher nos deux pays ». Elle pense, cependant, que « les visites sur place aident beaucoup à ce rapprochement  ». Son déplacement à Alger, depuis dimanche dernier, lui a permis de signer plusieurs accords bilatéraux. Un premier entre les agences d’exportations et des investissements, algérienne et colombienne, « pour mieux se connaître », ditelle. Avec ses 46 millions d’habitants, « le 2e pays d’Amérique latine le plus peuplé après le Brésil et le 3e plus grand après le Brésil et l’Argentine », la Colombie veut se lancer dans « une coopération technique avec l’Algérie à travers laquelle on pourra faire beaucoup de choses », dit sa ministre. Elle fait part, à cet effet, du lancement de consultations politiques « une fois par an pour mettre à jour notre relation ».

Pour un premier temps, Bogota a décidé de supprimer les visas pour les diplomates et les officiels algériens. Ceci, dit la ministre, « pour faciliter les échanges avec les hommes d’affaires privés ainsi que les échanges diplomatiques en vue de connaître les avis et positions de l’Algérie et savoir ce qui se passe dans le Sahel et dans la région ». Bogota affirme, par la voix de sa ministre, qu’elle est intéressée par l’exportation de viandes vers l’Algérie. « Nous avons de très bonnes viandes, nous pouvons les exporter vers le marché algérien  », a-t-elle fait savoir. Il est aussi question, selon elle, d’assurer en Algérie l’enseignement de la langue espagnole en y envoyant des professeurs colombiens pour une période de six mois. En attendant que les mécanismes de coopération se mettent en place, la ministre qualifie le volume actuel des échanges entre les deux pays de très faible. « C’est très peu, ça fait honte mais nous avons beaucoup de choses à échanger  », affirme-t-elle.

Son homologue algérien a précisé, au début du point de presse, que « l’Algérie et la Colombie ont décidé de développer leurs relations et coordonner leurs avis et positions sur les questions de l’heure ». Les accords que les deux pays ont signés entre eux permettent, selon lui, de renforcer le cadre juridique de leur coopération.

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Source : Le Quotidien d'Oran

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