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Algérie :Tour de vis sur l’import

28 mai 2017

Le Premier ministre a saisi l’occasion de l’installation du nouveau ministre du Commerce, Ahmed Saci, pour l’instruire des priorités que ce secteur devrait prendre en charge avec la plus extrême célérité

« Votre mission consiste en la préservation de l’économie et de la production nationale par la réduction des importations et la préservation du pouvoir d’achat du citoyen », a indiqué Abdelmadjid Tebboune à l’adresse de celui qui lui succède à la tête du ministère du Commerce. Confrontée à une grave crise financière depuis la chute drastique des prix du pétrole, l’Algérie a initié depuis peu une politique de rationalisation des dépenses, en instaurant une discipline rigoureuse dans le domaine des importations.

« Le pays s’est engagé dans une politique de réduction des importations qui ont atteint un niveau insupportable, qui tourne autour de 60 milliards de dollars, ces deux dernières années, et ce à travers l’introduction des licences d’importation, ce qui a permis de réduire ce chiffre à 46 milliards de dollars », a souligné le Premier ministre qui a signalé que « le secteur s’emploie à réduire la facture globale de 10 milliards de dollars supplémentaires ». Ayant pris en charge le secteur du commerce après le décès de Bakhti Belaib, Abdelmadjid Tebboune est assez imprégné de la réalité d’un domaine aussi sensible qui a été contaminé par des pratiques occultes et des trafics d’influence ayant failli mener l’Algérien à la banqueroute. Aussi, il n’a pas manqué de rappeler à Ahmed Saci l’urgence de mener à terme le plan de réduction des importations des produits accessoires d’environ 6 à 7 milliards de dollars.

« Des mesures doivent être prises dans ce sens. Nous n’importerons plus de produits accessoires pour ne pas avoir à nous endetter par la suite, ce qui serait inconcevable (...). Nous avons des besoins financiers dans des secteurs importants et stratégiques », a poursuivi le Premier ministre ajoutant que l’Algérie comptait le plus grand nombre d’importateurs et de produits importés. Citant en exemple l’importation des téléphones portables, laquelle a dépassé les 600 millions de dollars en 2016, Abdelmadjid Tebboune a estimé que c’est intolérable et que par conséquent, ce créneau va être concerné par les licences d’importation. Tout en soulignant la nécessité de la révision du décret inhérent à la commission chargée de l’examen des demandes et du décret relatif à la commission d’octroi des licences, le Premier ministre a estimé que la composition de ces commissions était en deçà de l’importance de la mission qui leur est confiée.

Le commerce étant un des domaines de prédilection de la spéculation sous toutes ses formes, le Premier ministre a tenu à évoquer ce phénomène et à insister sur l’intensification de la lutte pour préserver la santé du consommateur. En résumé, le plan du gouvernement s’articule autour de la réduction des importations sans provoquer des pénuries et protéger le pouvoir d’achat des Algériens. Reste à savoir, si ces mesures draconiennes consistant à réduire la facture d’importation seront accompagnées en aval et en amont par une véritable relance de l’économie nationale.

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Source : L'Est Républicain

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