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Environnement économique en Algérie : Pourquoi ça ne bouge pas ?

27 septembre 2012
Environnement économique en Algérie : Pourquoi ça ne (...)

« Les producteurs algériens payent le double les prix du transport maritime sur le marché international que ce soit pour l’importation ou pour l’exportation, par rapport à nos voisins tunisiens et marocains », fait remarquer le chercheur Mouloud Hedir, hier, en marge de la présentation du second rapport semestriel d’évaluation de l’environnement économique, au siège du forum des chefs d’entreprises (FCE ), à Chéraga .

Cette évaluation est une pratique adoptée par le FCE, renouvelable tous les six mois, dans le but d’évaluer et de situer les performances des entreprises algériennes par rapport à l’environnement économique global du pays. Le conférencier, en l’occurrence Mouloud Hedir a souligné que les producteurs et importateurs algériens souffrent du surcoût du transport maritime de et vers l’Algérie. En se basant , sur un rapport de la banque mondiale 2012 « Dowing Busines », le conférencier a présenté ses arguments en chiffre en soulignant que le coût de conteneurs du transport maritime « intermédiaire régulier » vers la Tunisie est à 858 Dollars, de 556 dollars vers la Maroc, et vers l’Algérie c’est pratiquement le double , il est à 1318 dollars. Idem pour les exportations, où les producteurs tunisiens payent sur le marché international maritime 773 Dollars le conteneur, le Maroc 772 Dollars pour les exportations. Et l’Algérie se distingue avec le prix e 1248 dollars pour le container exporté. Pourquoi cette différence, qui est de taille ? Mouloud Hedir réclame un débat « sur comment prendre soin des ressources financières du pays notamment de la devise ? » et sur le « rôle de nos institutions financières et du transport qui sont censés être derrière les producteurs qui sont pénalisés par cet état de fait »

En ce qui concerne le rapport semestriel d’évaluation de l’environnement économique et de ses avancées depuis le mois de mars, au mois de septembre 2012, l’expert s’est montré catégorique. « Aucun changement constaté » a –t-il souligné en s’interrogeant « pourquoi ça ne bouge pas ? ». Pour le conférencier, le problème de la bureaucratie est le règne du terrain mêlé à l’incohérence des pouvoirs publics concernant l’environnement économique et sont à l’origine de cette stagnation. Hedir a souligné que ceux qui sont aujourd’hui bloqués, ce sont les producteurs. « C’est très difficile de produire dans notre pays, c’est beaucoup plus facile d’importer », dit-il en rappelant que les importations ont éclaté durant ces dernières année avec 50 milliards de dollars, alors qu’elles étaient de 15 à 20 milliards de dollars, il y a 7 ans.

Le conférencier regrette le fait que les lois adoptées en faveur des producteurs n’ont jamais vu le jour. Il a évoqué entre autres « le fameux couloir vert , qui donne aux producteurs agréés la faculté de retirer rapidement la marchandise des ports et qui n’est toujours pas en vigueur  ». Pourtant , précise le conférencier, cette formule existait depuis 2001 , elle a été restituée en 2009, le décret d’application est sorti en mars 2012, six mois plus tard la mesure n’a pas été appliquée , affirme–t-il en soulignant « que la marchandise passe 25 à 30 jours pour qu’elle soit débloquée , chose qui pénalise les producteurs sur le plan financier et sur l’activité de l’entreprise , elle-même » Le conférencier s’est interrogé sur les raisons du retard de la mise en place du conseil national de la concurrence. Un projet adopté en 2003 et réadapté en 2008 et fin 2010. « A ce jour, personne ne dit pourquoi ».

Plan d’action gouvernemental : le satisfecit du FCE Le parton du FCE, Réda Hamiani a exprimé son satisfecit par rapport au plan d’action du gouvernement de Sellal. Il a précisé que le programme présenté rejoint les perspectives du forum et des producteurs. « Le programme donne beaucoup d’importance au redémarrage économique et à la relance industrielle. on est sur la bonne voie ». Hamiani justifie le satisfecit de son organisme par le fait que les responsables ont exprimé la continuité des mesures de soutien et de mise à niveau au profit de la PME-PMI « car ils sont conscients que le vecteur essentiel est le monteur de la croissance, c’est la PME-PMI » dit-il. Pour Hamiani le gouvernement a tout prévu pour le financement du point de vue institutionnel , organe , structure. Le président du FCE s’est dit également satisfait par rapport aux mesures visant la réhabilitation de l’administration et du service public, en citant la douane, les domaines, et l’administration fiscale.

Tags: Algérie Economie Exportation Importation Libre-échange Emploi Croissance Capitaux

Source : Le Quotidien d'Oran

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