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Gestion des réserves de change

L’Algérie préfère les valeurs d’Etat

27 septembre 2012
L'Algérie préfère les valeurs d'Etat

Cela a fait débat : où l’Algérie place-telle ses excédents de recettes pétrolières ? Dans des fonds souverains, des produits des marchés dérivés ou dans des portefeuilles à fort rendement  ? En fait, le premier argentier du pays, M. Karim Djoudi, confirme la tendance à la gestion prudentielle des réserves en devises du pays.

Devant les grandes difficultés rencontrées par beaucoup de groupes industriels en Europe, la tentation est grande de placer une partie de ces devises en rachat de parts d’actions de ces entreprises. M. Djoudi a rassuré hier tout le monde : non, il n’y aura pas d’aventurisme dans la gestion de l’argent des Algériens. Il a ainsi écarté le recours de l’Algérie au placement d’une partie de ses réserves de change en parts de sociétés à l’étranger, rappelant le choix raisonnable du pays à placer ses fonds en devises en valeurs d’Etat, sans grands rendements, mais sûrs. « A l’heure actuelle, nous sommes dans une logique de fonds souverains, mais investir nos fonds en devises sur des parts de sociétés n’est pas notre choix de gestion », a-til dit à des journalistes qui l’interrogeaient sur le type de placement des réserves en devises du pays. L’Algérie est « sur des actifs publics que sont les valeurs d’Etat qui constituent des risques souverains, alors que des sociétés étrangères sont un risque potentiel, car pouvant se déclarer en faillite à tout moment. La gestion des réserves de change de l’Algérie repose sur la limitation des risques, la garantie de la liquidité avec un « minimum » de rendement, a-t-il martelé.

Fin juin 2012, les réserves de change de l’Algérie avaient atteint 186,32 milliards de dollars, en hausse de 4 milliards de dollars par rapport à la fin de 2011. Les placements de ces réserves à l’étranger ont rapporté à l’Algérie 4,45 milliards de dollars en 2011. Estimées à 182,22 milliards de dollars à fin décembre 2011, ces réserves avaient rapporté à la Banque d’Algérie 4,6 milliards de dollars en 2010, lorsqu’elles n’étaient que de 162,22 milliards de dollars, contre un rendement de 4,74 milliards de dollars en 2009. Ce rendement qui est mentionné sous l’appellation “Revenus des facteurs nets : Crédits” au chapitre de la balance des paiements dans le rapport de 2011 concernant “l’évolution économique et monétaire de l’Algérie”, présenté par des cadres de la BA, était de l’ordre de 5,13 milliards de dollars en 2008, de 3,81 mds USD en 2007 et de 2,42 mds USD en 2006.

Ainsi, la quasi-totalité de ces placements, répartis entre les Etats- Unis et l’Europe, sont effectués en portefeuille de titres souverains que l’Algérie avait achetés entre les années 2004 et 2007, à l’époque où les taux d’intérêt mondiaux étaient relativement élevés. Les titres en question sont soumis à un taux d’intérêt moyen fixe de 3%. M. Karim Djoudi avait déclaré que l’Algérie ne visait pas, à travers ses placements à l’étranger, de réaliser des rendements élevés mais plutôt à protéger l’argent de la communauté nationale contre les chocs extérieurs, d’où le choix de placer les réserves de change en valeurs d’Etat. Quant aux bons du FMI qui attend toujours la réponse de l’Algérie concernant le renflouement de ses fonds, M. Djoudi a souligné que ces bons étaient « un bon risque souverain ». Mais, « je n’ai pas dit que nous avons accepté la demande du FMI », a-t-il précisé.

Tags: Algérie Devises Capitaux

Source : Le Quotidien d'Oran

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